Dire que Bettina avait "une conscience suraigue de sa Perfection plastique" relevait du bel euphémisme . . . Cette hiératique autrichienne nourissait en effet un amour exclusif et immodéré pour sa précieuse personne, jubilant avec morgue dans la représentation permanente d'une "BOMBshell-esque" silhouette qu'elle excellait à mettre en valeur: Pour un rendu proprement époustouflant sous l'écrasante chaleur régnante de ce début d'été Berlinois . . . De longues jambes fuselées, délicatement musclées, impeccablement cuivrées , idéalement moulées dans un (mini)short couture en denim brut ("D Squared2"). Etourdissante perspective qu'hystérisent de vertigineuses sandales à talon aiguille ("Jimmy Choo").Croupe de Déesse finement rebondie. Reins admirablement creusés.Petits seins haut perchés, fermes et arrogants, subtilement libérés dans la soyeuse destructuration d'un léger débardeur en lin blanc quasi transparent . . . Une Prestance folle. Une Incroyable suffisance. Cette sculpturale trentenaire au regard magnétique respirait le Pouvoir à fleur de peau satinée . . .
Elle jouissait d'avoir finalement porté l'estocade à cette "petite sotte" . . . Ses airs timides et innocents "d'ingénue éthérée" la révulsaient au plus haut point, et elle prit beaucoup de plaisir à la voir prestement déguerpir , les larmes aux yeux, sitôt ce simulacre d'interview arrivé à terme . . .
Pleinement ravie d'avoir déversé son fiel, Bettina lévitait, comme en parfait accord avec Elle-même . . .
Tout à son extase nombriliste, la Directrice de (...) avait souverainement décidée "d'allumer" ce nouveau venu . . . C'est que "Madame" ne tolérait que les "fashionissimes têtes à claques" de son espèce, cantonnant dans un ostensible et souverain mépris toutes ces "insignifiantes larves" dont l'existence meme insultait son intransigeante conception de la Beauté . . . S'adonnant avec un naturel confondant à une parade narcissique gorgée de sensualité agressive . . . Langoureuse Sauvageonne d'un mètre quatre vingt jouant théatralement de son opulente crinière noir de jais. Passant lentement sa langue sur ses lèvres fines. S'avançant d'une élégante démarche chaloupée . . . pour précipiter son jouet de circonstance au bord de l'apoplexie : en ébullition, comme transporté dans les limbes d'un au-delà de Félicité et de Beatitude berçé par la musique du claquement régulier de ses talons métalliques . . .
Elle jouissait d'avoir finalement porté l'estocade à cette "petite sotte" . . . Ses airs timides et innocents "d'ingénue éthérée" la révulsaient au plus haut point, et elle prit beaucoup de plaisir à la voir prestement déguerpir , les larmes aux yeux, sitôt ce simulacre d'interview arrivé à terme . . .
Pleinement ravie d'avoir déversé son fiel, Bettina lévitait, comme en parfait accord avec Elle-même . . .
Tout à son extase nombriliste, la Directrice de (...) avait souverainement décidée "d'allumer" ce nouveau venu . . . C'est que "Madame" ne tolérait que les "fashionissimes têtes à claques" de son espèce, cantonnant dans un ostensible et souverain mépris toutes ces "insignifiantes larves" dont l'existence meme insultait son intransigeante conception de la Beauté . . . S'adonnant avec un naturel confondant à une parade narcissique gorgée de sensualité agressive . . . Langoureuse Sauvageonne d'un mètre quatre vingt jouant théatralement de son opulente crinière noir de jais. Passant lentement sa langue sur ses lèvres fines. S'avançant d'une élégante démarche chaloupée . . . pour précipiter son jouet de circonstance au bord de l'apoplexie : en ébullition, comme transporté dans les limbes d'un au-delà de Félicité et de Beatitude berçé par la musique du claquement régulier de ses talons métalliques . . .